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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 21:23
Szpilmann.jpgJe regarde d'un oeil le Pianiste de Szpilman, enfin, de Polanski.
D'un oeil seulement, parce que je ne me le permets pas vraiment.  je l'ai déjà vu, et surtout j'ai lu le livre, en Polonais. Un de ces livres que me glisse Teresa O, à propos de la Shoah, de la guerre (la IIe mondiale).  les livres qu'elle me transmet sont particuliers: ils sont dénués de haine; ils racontent l'horreur, mais portent avant tout une force de vie, de respect et d'amour pour l'humanité.  
Il y a eu d'abord "Zdazyc przed Panem, Bogiem" de Hanna Krall à propos de Marek  Edelman, ("arriver avant le BonDieu").  C'était le premier, il y a bien 20 ans, et j'en garde un souvenir tendre.  Le dernier est celui de Tereska Torres, écrit en français, un secret "à l'envers", vu que là, il s'agit pour des Juifs de cacher leur baptême catholique. 
Dans totues ces vies, des hommes et des femmes ont tendu la main à d'autres, différents.
Et regardant, toujours de cet oeil distrait, les scènes reconstituées dans le Ghetto de Varsovie, je tente de comprendre mes sentiments.

C'est MON histoire, très clairement.  Alors que cela ne l'est pas.  Mais je sens dans les tripes que c'est la mienne.  En tous cas, je sens, au niveau du plexus solaire, l'humiliation, l'injustice,la peur, la tristesse et l'incompréhension.
Dans ma vraie vie, il est vrai que ce sont là les faits qui me sont les plus intolérables. Et que l'humiliation liée à l'injustice provoque chez moi une nausée physique.

C'est vrai aujourd'hui au boulot.  Et de refuser l'humiliation pour moi , me semble une relative victoire de la morale.  Ce n'est pas nécessairement vrai pour les autres, mais c'est un précédent.  Comme quoi parler, dire "non" peut fonctionner.

Je me demande parfois ce que donne cette hybridation bizarre entre l'histoire de mon père - petite noblesse provinciale mais pensant droit, presque démocratique - et celle de ma mère, juive re-contruite, tourmentée, mais solaire dans sa vie quotidienne.

Ben, nous quatre.  Au-delà, je ne sais pas.
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commentaires

M
Cela donne très clairement quatre personnalités solaires, tourmentées, d'une noblesse évidente et pensant droit, très droit.J'ai regardé le Pianiste, pour la première fois, moi, il y a deux semaines et j'ai ressenti la même nausée pour les mêmes raisons.
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