
Partir(e)
De ma terrasse, je vois la citadella dans le brouillard. Quand il y a du brouillard.
Je voulais absolument commencer ce blog avec le brouillard. Je le trouve beau, à Parme. Sans doute parce que je ne conduis pas. Je le trouve romantique. Peut-être par référence à Cesare Pavese.
"Nella nebbia d'inverno
l'uomo vive tra muri di strade, bevendo
acqua fredda e mordendo in un pezzo di pane."
"Dans la brume d'hiver
l'homme vit entre des murs de rues, en buvant
de l'eau froide et en mordant dans un quignon de pain."
Rigolo, hein ?
Mais il y en a peu, cette année, du brouillard. Comme si l'été n'en finissait pas de finir, et l'automne d'arriver. Surprenant, car en même temps, les jours raccourcissent et l'année finit.
Bizarre sensation: Noël approche, et je ne l'attends pas. Ce n'est même pas que je ne veuille pas que Noël advienne, ça m'est égal.
Non, pas vraiment. Je ne boude pas mon plaisir devant le somptueux sapin que Parme lui a dressé. On y a pendu l'angiol d'or, des boules d'or, et des lumières. Ce sera magnifique.
Mais c'est comme si ce n'était pas mon histoire.
Depuis que j'ai décidé de commencer ce blog, j'ai cessé d'écrire des mails. Pour ne pas vous encombrer. Mais j'ai bien du mal à démarrer quand même. D'où ce titre. En italien, démarrer se dit "partire".
Et partir ou croupir est bien la question.
Mais ça, c'est une autre histoire...pour un autre soir ;-)